vendanges 2017

gel chablis bougies
gel chablis bougies le 19 avril 2017 à Chichée parcelle en chablis premier cru

Le printemps fut chaud , les bourgeons sont sortis assez précocement.  Cela les a rendus sensibles au froid. Les nuits de gel en avril nous ont fait passé des nuits blanches pour rechauffer ces bourgeons avec des bougies. C'etait inesperé mais au final nous avons fait une récolte correcte. Ce n'est pas le cas de tous ! 

petite video de la récolte 2017

réalisée par Baptiste Gueguen

notre garçon de 12 ans

- Machine à Vendanger

- Pressoir


le millesime 2017 a chablis et dans l'auxerrois

 

L'année 2017  

Durant 2017, la météo est très contrastée selon les mois et les secteurs, en particulier pour la pluviométrie. Dès le début du cycle, il fait chaud, avec un ensoleillement excédentaire. La vigne pousse donc vite, très vite ! La pluie joue les grandes absentes, avec parfois un retour brutal sous forme d’averses orageuses, apportant des cumuls importants. Les conditions climatiques du premier semestre, globalement chaudes, ensoleillées et sèches tiennent les maladies éloignées du vignoble, permettant d’obtenir des raisins parfaitement sains et mûrs.

 

Un début d’année sec, lumineux et froid... avant la douceur

En janvier, nul doute, l’hiver est là ! Il se caractérise par un temps froid, sec et ensoleillé. Les températures moyennes, inférieures à la normale, avoisinent les 0°C, voire moins selon les secteurs. Un déficit pluviométrique important s’installe (- 60 % par rapport à la normale), avec un ensoleillement légèrement excédentaire. Faisant suite à un mois de décembre tout aussi froid, ce véritable hiver permet à la vigne de reconstituer ses réserves.

Nous connaissons un excédent de pluie  d’environ 50 % par rapport à la normale, alors que la Côte-d’Or affiche toujours un léger manque d’eau. La douceur persiste, avec des moyennes toujours supérieures de 2,4°C à la normale. Fin mars, les températures s’envolent ce qui entraîne une reprise rapide du cycle végétatif, avec un débourrement rapide et précoce. 

 

Un printemps qui souffle le chaud et le froid

Au deuxième trimestre, l’insolation dépasse largement la normale dans les 3 départements. La montée des températures est progressive. Cependant, fin avril un épisode de froid de plusieurs jours apporte des gelées matinales, redoutées à ce moment précis du développement de la plante, les jeunes feuilles et futures grappes étant particulièrement sensibles.

Une partie du vignoble sera impactée par ces gelées matinales, en particulier l'Auxerrois et une partie du Chablisien (heureusement sans commune mesure avec 2016). Par chance , la plupart de notre vignoble a été épargné ce qui n'est pas le cas dans l'ensemble du chablisien, où le gel a touché beaucoup les fonds de vallées.  

Début mai, les températures dépassent légèrement la normale. A partir du 23 mai et dans les premiers jours de juin, elles s’envolent de nouveau et se maintiennent à + 6°C par rapport à la normale. La floraison débute dès les derniers jours de mai (avec plusieurs jours d’avance par rapport à la moyenne décennale) et se déroule rapidement. Fin juin, des records de chaleur sont battus 

La pluviométrie est variable.  Avril est marqué par un déficit de précipitations très important sur les 3 départements, avec des cumuls 2 à 3 fois inférieurs à la normale. Dans l’Yonne, le manque d’eau en mai est en partie compensé par le léger excédent de juin. 

Ces conditions sont particulièrement favorables à la pousse de la vigne. Elle va donc se développer très rapidement, nous obligeant  à être très présents..

 

Chaleur et sécheresse en août, puis l’automne dès début septembre

Juillet et août affichent des températures moyennes de saison, avant le net rafraîchissement de septembre. Les deux mois d’été connaissent en réalité une alternance de périodes chaudes, 

 

Les précipitations sont très variables selon les secteurs, les cumuls ayant été principalement apportés sous forme d’averses orageuses.  l’Yonne affichent une pluviométrie excédentaire en juillet, et en août, Yonne manque d’eau. 

Dans certains secteurs, la maturation des raisins peut être bloquée par un stress hydrique trop important lié à cette sécheresse. Les pluies de la fin août débloquent la situation.

 

La maturation, déjà bien lancée, se finit tranquillement jusqu’à maturité optimale. Les vendanges se déroulent sous une météo idéale pour les raisins et vendangeurs : pas trop chaud, pas trop de soleil et peu de pluie.

 

 Basé aussi sur le rapport BIVB